Mémoire

Conseils pour la réalisation du mémoire de recherche

Rappel : les modalités de l’exercice et le calendrier

Pendant la période dévolue au stage de fin d’année (comprise entre le 13 mai et le 30 août 2024), vous avez choisi d’effectuer un premier travail de recherche d'une durée de 2 à 3 mois (en L2) ou de 3 à 4 mois (en L3). Ce travail donne lieu à la rédaction d’un mémoire de recherche.

Le mémoire doit être remis à l’enseignant.e qui encadre votre mémoire au plus tard le 30 août 2024.   
 

1. L'objet du mémoire

L’objectif du mémoire de recherche est double :

  • rendre compte de vos premiers pas d'apprenti chercheur
  • proposer une réflexion à caractère scientifique sur un sujet d’études politiques.

Il s'agit d'un travail individuel de réflexion scientifique sur un sujet que vous avez proposé et que votre encadrant.e et le responsable du parcours (fabien.carrie@u-pec.fr) ont validé.

L’encadrant.e du mémoire fait partie de l’équipe pédagogique de l’IEP. Il vous appartient de le/la solliciter et d’informer le responsable du parcours qu’il ou elle accepte d’encadrer votre travail de recherche.

Ce sujet et son traitement doivent vous permettre de développer une démarche et une réflexion scientifique, à la fois critique, documentée et référencée, sur une question relevant des études politiques.  

Dans le mémoire rédigé, il s’agit de tisser astucieusement et de manière heuristique un lien entre le général (ce que l’on sait d’un sujet...) et le particulier (ce que vous tirez d'un cas particulier, d’une observation, d’un terrain, etc.) en mobilisant des connaissances théoriques, des données empiriques et des méthodes utilisées par les sciences humaines et sociales et expérimentées au cours de la licence.

Qu’elles que soient les raisons qui ont conduit à la délimitation du sujet du mémoire (curiosité intellectuelle et/ou pré-spécialisation), la préparation et la rédaction du mémoire nécessitent la conduite d'une démarche rigoureuse, celle de l'analyse problématisée. L'interrogation développée doit s'inscrire dans un plan logique et rigoureux. Il n'y a pas de plan type. Mais il doit être clair, lisible et permettre de dépasser le simple « état des lieux » du sujet pour dégager une problématique et proposer une analyse argumentée. Par « problématique », on entend une ou plusieurs questions auxquelles le mémoire cherchera à apporter des éléments de réponse. La problématique constitue le fil conducteur du mémoire rédigé.

La problématique démontre que vous vous êtes approprié le sujet. Elle doit refléter votre réflexion. Celle-ci ne peut se résumer à une série de questions, mais bien la façon dont vous avez l’intention d’appréhender ce sujet. La problématique se construit à partir d’une réflexion basée sur des lectures, d’observations, des entretiens par exemple, d’une exploration d’un secteur professionnel (analyse organisationnelle, étude d’un secteur d’activité professionnelle, etc.). Il est exceptionnel qu’un sujet soit vierge... Cherchez et vous verrez qu’au moment de la rédaction finale, votre bibliographie sera très étoffée...

Vos lectures doivent être actives. Il ne sert à rien de lire sans prendre des notes : au moment d’utiliser vos lectures, lors de la rédaction, vous risquez d’avoir tout oublié et le temps passé à lire serait perdu. Il faut donc que vous ayez une trace écrite de vos lectures.


 

2. La forme du mémoire

Sur le plan formel, le rapport doit obligatoirement comporter :

  • Une Page de garde
  • Une table des sigles si vous utilisez abondamment des sigles dans votre mémoire, donnez-en ici la signification.
  • Un Sommaire

Comme son nom l’indique, il présente sommairement sous forme de plan et sur une seule page, les parties principales de votre mémoire avec leur numéro de page (ex : introduction, parties, chapitres, conclusion, annexes, bibliographie). Il faut qu'en examinant le sommaire, le lecteur comprenne l'enchaînement des idées, et repère sans ambiguïté les passages qui traitent des questions qui l'intéressent plus particulièrement.
 

  • Une Introduction, laquelle commence systématiquement en nouvelle page recto (document présenté en recto/verso).
  • Le Développement, organisé selon une présentation hiérarchique systématique :

1ère Partie : Titre de la partie

I/ Titre du chapitre

A) Titre de la section

B) Titre de la section

C) etc.

II/ Titre du chapitre

A) Titre de la section

etc.

Chaque nouvelle partie commence systématiquement en nouvelle page recto (dans le cas d’un document présenté en recto/verso).

  • Une Conclusion
  • Une Bibliographie (ou une liste des sources utilisées)

Vous devez y mentionnez tous les documents effectivement utilisés, classés (sauf indication contraire ci-dessous mentionnée) par ordre alphabétique du nom des auteurs. Distinguez dans la bibliographie par des sous-parties, les articles et ouvrages universitaires des autres types de documents mobilisés dans votre recherche (articles de presse, littérature grise et rapports parlementaires par exemple).

Les règles de présentation ci-dessous sont à suivre scrupuleusement (y compris les gras et italiques). Lorsqu’un auteur a plusieurs références publiées la même année, lettrez les années (ex : 2002a, 2002b…) : n’oubliez pas dans ce cas de mentionner, dans vos notes de renvoi bibliographique, l’année avec sa lettre.

Pour les livres publiés :

NOM Prénom (année), Titre de l’ouvrage, coll. « nom de la collection », Éditeur, Pays, Numéro d’édition (date de première édition), nombre de pages.

Lorsqu’il s’agit d’un ouvrage collectif :

NOM Prénom (année) (sous la dir. de), Titre de l’ouvrage, coll. « nom de la collection », Éditeur, Pays, Numéro d’édition (date de première édition), nombre de pages.

Pour les articles publiés :

NOM Prénom (année), « Titre de l’article », in Nom de la revue, Vol. n°, Éditeur, Pays, (pp. XX-XY).z

Lorsqu’il s’agit de sources non publiées (rapport d’activités, études internes, rapports internes, etc.) et si la référence est anonyme :

Titre du document (anonyme), type de document, institution, date, nombre de pages.

La présentation se fait par ordre alphabétique des titres des documents

Si la référence est nominative :

NOM Prénom (année), Titre du document, type de document, institution, nombre de pages.

La présentation se fait par ordre alphabétique du nom de(s) l’auteur(s).

Lorsqu’il s’agit de références Internet :

NOM Prénom (année), Titre, Organisme éditeur, consulté le …, <URL de la page>

  • Des Annexes (le cas échéant)

Sont placés en annexe des documents qui vous semblent être un complément d’informations importants pour l’aide à la compréhension de votre réflexion

Les polices de caractère

  • pour le corps du texte : privilégiez un caractère confortable de lecture (polices avec empattement de type Times, Garamond, Cochin, Didot, etc), en corps 12, espacement 1,5 lignes avec des marges d’au moins 2,5 cm, alignement justifié.
  • pour les titres et sous-titres : toute police est recevable, soyez simplement cohérent avec la hiérarchie des sous parties qu’ils présentent, en termes de taille de caractère et d’aspect visuel général.
  • pour les citations d’interviews : privilégiez la forme italique entre guillemets « … ».

La pagination

Tout le mémoire doit être paginé en continu, y compris les tables et les annexes.

N’oubliez pas...

Chaque partie et chapitre doit faire l’objet d’une introduction et conclusion. Pour assurer une lecture  fluide, veillez à rédiger des phrases ou paragraphes de liaison.

  • Vos parties doivent être proportionnées. Si elles ne le sont pas, interrogez-vous sur la pertinence de votre plan.
  • Apportez une extrême attention aux titres des rubriques (partie, chapitre, sections …). Ils ne doivent comporter aucune ambigüité.
  • Toute citation doit être scrupuleusement fidèle, figurer entre guillemets et être accompagnée de l'indication de son origine, dans le corps du texte entre parenthèses dans laquelle vous mentionnez le nom de l’auteur et l’année de publication (exemple : Bourdieu, 2002) ou par note en bas de page.
  • Pensez constamment que vous écrivez pour le lecteur : partez du principe que ce dernier n’est pas un spécialiste de votre sujet. Vous devez donc être clair et didactique, même sur des points qui vous semblent évidents.
  • Le style, l'orthographe et la ponctuation doivent évidemment être sans reproche.
  • Toute forme de plagiat, ou de patchwork de copiés/collés, entraînera la note zéro et l’impossibilité de valider la matière et donc l’UE fondamentale. Aisément détectable au moyen de logiciels spécialisés et disponibles sur Eprel, le plagiat (y compris sur internet ou sous forme de traductions) est un délit passible de sanctions disciplinaires (non-délivrance ou retrait du diplôme).

L'ensemble du mémoire doit comporter environ 30 pages (sans les annexes). NB. Dans un mémoire de 30 pages, l’introduction peut se développer sur 6 ou 7 pages mais elle ne doit pas dépasser un quart du mémoire.

 

 4. Les modalités d'évaluation du mémoire

Ce travail fait l'objet d'une évaluation permettant l'attribution d'ECTS.
 

5. Conseils pratiques

Dans le cadre de ce travail, votre interlocuteur principal est l’encadrant que vous aurez choisi, en accord avec le responsable du parcours. Un dialogue régulier peut être entretenu avec lui par mail. L'envoi du plan détaillé et de l'introduction sont conseillés, avant la rédaction finale du mémoire. Il permet d'apprécier votre avancement, vos qualités d'écriture, etc.
 

6. Quelques références méthodologiques

  • BECKER Howard S, Peretz Henri, « Préface pour le public français », dans : Howard S. Becker éd., Les ficelles du métier. Comment conduire sa recherche en sciences sociales. Paris, La Découverte, « Repères », 2002, p. 7-15. URL : https://www.cairn.info/les-ficelles-du-metier--9782707133700-page-7.htm
  • « L'art de la thèse : comment préparer et rédiger une thèse, un mémoire ou tout autre travail universitaire » de Michel Beaud aux éditions La Découverte, paru en  1993  et réédité en 2003
  • « Rapports de stage et mémoires » de Bruno Camus, Les Éditions d'organisation, 1995 et « Mémoire et rapport de stage. Méthodologie approfondie » de Sophie Boutillier et Dimitri Uzinudis, éd. Studyrama, 2015.
  • Luc Van Campenhoudt et Raymond Quivy, Manuel de la recherche en sciences sociales, Paris, Dunod, 2011

Bien entendu, c'est le moment de fréquenter les revues de sciences sociales !

En langue française : Actes de la Recherche en Sciences Sociales, Politix, Revue d’Economie Politique, Revue Française de Sociologie, Revue Française de Science Politique, Genèses, Gouvernement et Action Publique, Politiques et Management Public, Sociétés contemporaines...

En langue anglaise : American Journal of Sociology; American Political Science Review; American Sociological Review; Governance; Politics, Philosophy & Economics...

Via les bibliothèques en ligne, par exemple. La consultation des ouvrages de synthèse des collections comme Que sais-je ou Repères, ou des numéros thématiques des revues de sciences sociales sur votre sujet ou sur des thématiques connexes doit vous permettre de vous orienter dans la littérature disponible. Il vous est nécessaire de bien connaître l’état de l’art sur votre sujet, au risque autrement de reproduire des recherches déjà faites ou de ne pas dépasser les représentations de sens commun.